Braconnage 2024
Un gamay franc et juteux, à la robe claire et au degré modeste : griotte, cassis, un tour de poivre et cette gouleyance qui vide le verre avant qu'on ait décidé d'en reprendre. Les tanins sont fins, la fraîcheur tient jusqu'au bout, et le vin se boit frais, autour de 14°.
Le nom dit tout : Henri Chauvet est vigneron en Auvergne, mais ce raisin-là, il est allé le braconner ailleurs. À Orliénas, dans les Coteaux du Lyonnais, sur des vignes qu'il vinifie en négoce avec exactement la même main que ses propres cuvées : levures indigènes, ni collage ni filtration. Un vin d'escapade, étiqueté Vin de France, et assumé comme tel.
NOUS L’AVONS CHOISI POUR
Un vrai bouchon lyonnais : saucisson chaud pistaché, œufs meurette, un saint-marcellin coulant. Ou simplement un jeudi soir qui n'avait rien demandé à personne.
Braconnage de Chauvet : rouge des Coteaux du Lyonnais chapardé avec malice ; gamay juteux. Il s'accordera très bien avec :
- Charcuteries braconnées : légalement, chez le bon artisan.
- Bistrot lyonnais : œufs meurette, cervelle de canut.
- Grillades : conviviales.
- Volaille : grillée.
- Saint-marcellin : et rigotte.
À éviter : les gardes-chasse, et les sauces qui alourdiraient le butin.
Nous avons confiance en vous. Consommez nos vins avec modération.
| Producteur: Henri Chauvet |
Henri Chauvet
Henri Chauvet a fait carrière dans la finance avant de tout reprendre à zéro : un BTS viti-œno par correspondance, puis l'école de Jérôme Bressy à Rasteau et de Thierry Allemand à Cornas, deux maîtres de la rigueur à la vigne et de la retenue en cave.
Au printemps 2021, il reprend l'ancien domaine Sauvat à Boudes, dans le Massif Central : 10,5 hectares de gamay, de pinot noir et d'un peu de chardonnay, sur basalte, coulées de lave anciennes et marnes ocre.
Conversion bio immédiate, pentes trop raides pour la machine et travaillées à la main, levures indigènes, ni collage ni filtration, et plus une once de soufre ajouté depuis 2022.