Saumur-Champigny Le Bourg 2015
La parcelle la plus rare du domaine : des cabernets francs de quatre-vingts ans en moyenne, sur une mince couche d'argile posée sur le tuffeau profond de Chacé. Dense sans lourdeur, profond, épicé, avec des tanins d'une finesse qui ne s'oublie pas.
Le Bourg se fait en toute petite quantité et demande de la patience : cuve de ciment, puis jusqu'à deux ans de fût, mise sans collage ni filtration et encore du repos avant de quitter la cave. C'est le sommet de la maison Foucault, un vin qui met des années à se déplier et qui sait en attendre bien davantage.
NOUS L’AVONS CHOISI POUR
Une table d'hiver, une viande qui a mijoté tout l'après-midi, et personne pressé de se lever : Le Bourg demande du temps et le rend au centuple.
Le Bourg : la parcelle la plus rare du Clos Rougeard, vieilles vignes sur tuffeau, densité, épices et des tanins d'une finesse peu commune. Un vin de garde qui demande un plat à sa hauteur. Il s'accordera très bien avec :
- Côte de bœuf maturée : aux braises, sel gris ; la puissance tranquille répond à la sienne.
- Gibier à plume : bécasse, faisan ou pigeon rôti : l'automne dans le verre et dans l'assiette.
- Lièvre à la royale : le plat des grands soirs pour une bouteille des grands soirs.
- Cèpes et girolles : poêlés au beurre, persil et ail discret.
- Truffe noire : râpée sur une purée, si l'occasion s'y prête.
- Vieux comté : ou un saint-nectaire fermier, en fin de repas.
À éviter : les sauces très réduites et sucrées, et les pâtes persillées : elles recouvrent une finesse qu'on a attendue des années. Carafez une heure avant.
Nous avons confiance en vous. Consommez nos vins avec modération.
| Producteur: Clos Rougeard |
Clos Rougeard
À Chacé, les Foucault cultivent les mêmes vignes depuis 1664 : huit générations. Mais ce sont deux frères, « Charly » et « Nady », qui ont fait entrer le Clos Rougeard dans la légende : le cabernet franc de Loire hissé au niveau des plus grands vins de France, sans quitter le village.
Jamais un produit de synthèse : le bio avant que le mot n'existe. Vendanges à la main, levures indigènes, l'infusion plutôt que l'extraction : la violette avant le muscle. Puis dix-huit à vingt-quatre mois de sommeil dans les caves creusées dans le tuffeau.
Trois rouges légendaires, le Clos, Les Poyeux tout en soie, Le Bourg, monument né de vieilles vignes, et le Brézé, un chenin que beaucoup rangent parmi les plus grands blancs de France. Volumes minuscules, listes d'attente infinies.
Charly s'est éteint en 2015 ; depuis 2017 la famille Bouygues, celle de Montrose, poursuit l'œuvre sans en changer une ligne. L'esprit continue chez les enfants : le Domaine du Collier d'Antoine est né sur une place de Chacé. Les bouteilles, elles, restent introuvables : seul reproche qu'on leur fait.